Rencontre avec un professionnel du marché de l’art : Maxime Charron

Le 29 octobre 2015, le marchand, Maxime Charron a eu la gentillesse de venir nous parler de son parcours et de son expérience personnelle au sein du marché de l’art parisien. Après une Licence d’Histoire de l’art à Poitiers, puis un Master I de recherche en Histoire de l’art à l’Université Paris IV Panthéon Sorbonne, spécialisé en archéologie romaine, il entre en master II, professionnel, à l’Ecole du Louvre. C’est durant cette année, après avoir eu une première expérience du marché de l’art en galerie, qu’il est pris en stage chez Christie’s Paris. Il participe ainsi à l’organisation de la vente Saint Laurent, sur laquelle porte son mémoire de fin d’étude. Après un bref passage chez Christies Londres, au département Mobilier, il entre comme stagiaire au sein de l’étude Coutau-Bégarie, où il est finalement embauché. Il y assiste Cyrille Boulay, expert en Art Russe, qui le forme à son domaine d’expertise.

C’est de cette rencontre que naît son intérêt pour l’Art Russe, particulièrement l’orfèvrerie, ainsi qu’une passion pour les souvenirs historiques, avec en figure de proue, la porcelaine de Sèvres XIXeme. En plus de l’influence et de l’enseignement de Monsieur Boulay, Maxime Charron se constitue une bibliothèque personnelle spécialisée et parfait son initiation. Les rencontres avec les clients, vendeurs et acheteurs, collectionneurs et marchands, lui permettent de se créer un riche carnet d’adresses tout en continuant à apprendre de ces amateurs éclairés.

Après avoir été salarié pendant cinq années chez Coutau-Bégarie, il décide de quitter l’étude afin de travailler à son compte, et crée son entreprise Royal Provenance, une galerie virtuelle où il présente des porcelaines aux provenances exceptionnelles. Il développe parallèlement son rôle d’expert en Art Russe, et continue à travailler pour différentes études parisiennes, à Drouot. Il a été présenté à la CNES, une chambre d’expertise, où il est considéré comme « stagiaire-expert », en attendant la soutenance d’un mémoire dans sa discipline, il a en effet pour projet de participer à la recherche universitaire sur l’Art Russe et espère trouver le temps de publier des articles sur différentes thématiques.

Ce premier évènement, signé par CEJART, a donc permis de compléter les riches interventions prévues par l’Université elle même, comme celles de Monsieur de Ricqlès ou de Monsieur Tarantino. Cela a aussi laissé la possibilité aux étudiants du master 2 de Droit du marché et du patrimoine artistiques d’échanger avec un acteur du marché de l’art appartenant à leur génération, qui rencontre les mêmes difficultés et aura donc à relever les mêmes défis dans un univers mondialisé touché par la dématérialisation des relations commerciales mais qui nous a encouragés à vivre de cette passion.